les joyeux promeneurs de Coulon

mercredi 28 mai 2014

Comme dirait G Filoche

27 MAI 2014 – 14:18
Au soir des élections européennes, le porte-parole du gouvernement de gauche dit « - C’est une alerte ». Ce n’est pas une alerte, il y a le feu !
Ce n’est pas un langage mondain qu’il faut tenir. Il ne faut pas diminuer l’impact de l’évènement il faut en prendre la mesure.
Inutile de se rassurer en constatant qu’il y a 60 % d’abstentions, et que le FN n’obtient que 10 % des inscrits : le parti néo-fascisant est affiché en tête !
Quelle image cela donne au pays ? Comment pareille catastrophe est elle arrivée ? Sous la gauche !
Le FN fait presque le double du PS en voix exprimées. Le total droite fait 45 %. Et la gauche toute confondue, fait 33 % seulement, tellement la politique du PS entraine toute la gauche vers le fond.Aucune partie de la gauche ne peut gagner contre l’autre, sans l’autre.
En fait le pays et son salariat majoritaire sont toujours à gauche, mais plus de 25 % des voix manquent à l’appel, c’est la gauche déçue et en colère, qui s’est abstenue –faisant mécaniquement monter la droite, en pourcentage.
Le Premier ministre clame que c’est la deuxième fois en huit semaines, après les municipales, que ce type de vote se produit. Et il ajoute « il n’y a pas une minute à perdre »… pour continuer, accélérer et amplifier la politique… que les électeurs rejettent. Sourd et aveugle. Mais justement en huit semaines seulement, il a perdu crédit pour le faire.
Le Président dit la même chose « On ne doit pas changer de ligne selon les circonstances… ».Mais comment pareille affirmation est-elle possible ? Bien sur que l’action politique c’est « changer de ligne selon les circonstances » et selon les exigences populaires. Un Président qui n’écoute pas ses électeurs, les défie, méprise, piétine la démocratie, conduit le pays à une crise majeure.
Ce n’est pas l’adhésion des électeurs à l’obscur et menaçant programme de Le Pen qui explique ça, mais c’est le sentiment puissant, massif, de dégoût, de colère, ressenti par des millions et millions de nos concitoyens vis à vis de la trahison du choix qu’ils ont fait en mai juin 2012.
Chacun en ouvrant son poste de radio ou de télévision, voit que la France est immensément riche, et ressent avec amertume les appels à se serrer la ceinture, à une austérité qui engendre la récession, le chômage, la misère, et d’intolérables inégalités. On a 5 millions de chômeurs, 10 millions de pauvres, et on choisit de donner 35 milliards aux patrons, à la finance, alors que 1 % possède 25 % des richesses, 10 % en possèdent 60 %. De ce point de vue l’Europe n’empêche rien et n’impose rien : si on veut, on peut, et donc on doit redistribuer les richesses, maintenant, vite.
On nous demande ce qu’il faut faire en urgence : augmenter le Smic et les salaires, faire une réforme fiscale avec un impôt direct progressif et une reprise exceptionnelle, immédiate et forte sur les dividendes, sur les fortunes abusives, sur la rente. Pas de revenu supérieur à 20 fois le Smic. Contre le chômage de masse, il faut baisser la durée du travail, sur la semaine, sur l’année, sur la vie, et reconstruire un droit du travail digne de ce nom, contre la précarité.
Tournons le dos au dogmatisme, aux 3 %, pire, aux 0,5 % imposés par des gourous technocratiques et irresponsables, ce n’est pas l’austérité mais la redistribution des richesses, qui nous sortira de la crise et qui assurera des rentrées fiscales et des équilibres budgétaires.
Pour cela il faut restaurer la démocratie parlementaire, écouter le peuple et non pas le mépriser, il existe une majorité rouge rose verte à l’Assemblée nationale, c’est elle qui doit gouverner – pas un homme seul. La gauche EELV, PS, FDG, toute la gauche, doit se rencontrer, débattre, s’unir sur un programme d’action commun et immédiat : il peut être mis en œuvre aussitôt car le pouvoir est actuellement entre ses mains. L’espoir est là pour peu qu’il s’appuie et se nourrisse aussi de grandes luttes sociales.
C’est la seule façon d’empêcher la déroute qui s’annonce impitoyablement – comme le 30 mars et le 25 mai. C’est une question de survie pour toute la gauche. Sinon elle perdra le Sénat, toutes les régions, et il restera un groupe de 50 députés, le président sera balayé. Droite et extrême droite reviendront et ravageront le pays encore plus pour le seul compte de l‘oligarchie.
C’est aussi la seule façon d’empêcher des reculs de civilisation, des services publics, de la santé, de la citoyenneté, de la solidarité. Cap à gauche ou cap suicide, cap UMP FN…


SOURCE :  Blog de G Filoche  (membre du Bureau du PS)

samedi 17 mai 2014

AG de l'AMAP du Pech


Mangez bio, mangez local !

A l' AMAP du Pech, le site de livraison est chez notre voisin viticulteur bio du Pech
Ce mercredi , après la livraison hebdo, nous avons fait le point de fin d'année
Globalement tout va bien: beaux légumes, variés, murs (ah les fraises!),croquants (haricots verts, petits pois, féves ...), vive le printemps !




Le panier du jour exposé sur une barrique

le point de fin d'année

avec un apéro du Pech

et de quoi se sustenter


et remercier Ludo et Magalie pour leur accueil hebdo